Les matières

Le choix de la porcelaine n’est pas anodin, c’est sa propriété de « mémoire » qui a tout de suite plu à Jordane. Elle mémorise tous les gestes qui lui sont portés. On peut ainsi rencontrer des déformations à la cuisson de grand feu (cuisson de 1280°). Cette qualité a été importante dans le choix de la matière. 
Elle exige lors de la construction des pièces, une grande concentration afin d’éviter des erreurs de tressage. Si cela arrive, la pièce ne peut tenir les forces de torsions qui vont lui être imposées par la suite pendant le processus de séchage et de cuissons.

 

Travaillant depuis 10 ans pour le monde du bijou fantaisie, l’artisanat lui ai paru une évidence pour reprendre contact avec une création personnelle. Sortir de ses habitudes de travail était donc impératif pour retrouver son esthétique et son vocabulaire artistique. Ne plus réfléchir à un volume 3D en 2D mais expérimenter tout de suite sa tri-dimension.

« Je l’ai froissée, tressée comme un bout de corde»

Jordane choisit la porcelaine de modelage. Elle présente plusieurs textures de travail. On peut la travailler souple, en aspect cuir après un temps de séchage, sèche comme de la pierre. A chaque aspect une technique de façonnage différente. C’est par cette observation qu’elle a commencé un travail formel sur les premiers gestes de l’homme. Jordane a commencé par gratter et arracher la porcelaine.